La démarche

Peindre la musique

Jean Marc Larhantec construit chaque toile en résonance avec un album. Sa méthode tient en deux temps : la fréquence, puis la structure.

Depuis 2018, Jean Marc Larhantec développe une peinture inspirée par la musique. Il ne s'agit pas d'illustrer un morceau ni de représenter un son. Il s'agit de prolonger les effets physiques de la musique, de capter une intensité et de la fixer dans la matière.

Premier temps : la fréquence

Un album est choisi, puis écouté en boucle, parfois plusieurs heures, jusqu'à ce que la musique cesse d'être un fond et devienne un état physique. La tension d'un riff, le poids d'un grave, la qualité d'un silence : ces sensations deviennent la matière première du tableau.

Second temps : la structure

Sur toile de lin, l'acrylique heavy body, les médiums épais et les charges minérales autorisent des gestes amples et conservent leur trace. La surface est travaillée en profondeur, par couches, charges et retraits, jusqu'à créer des champs de forces instables, entre équilibre et rupture. Le tableau n'illustre pas la musique, il en bâtit la charpente.

La toile n'est pas une image. C'est une fréquence rendue visible.

Ni synesthésie, ni illustration

Jean Marc Larhantec ne se déclare pas synesthète : il ne voit pas la musique en couleurs. Sa peinture ne traduit pas des notes en formes selon un code. Elle prolonge une expérience d'écoute dans le geste et la matière. Chaque œuvre garde la trace d'un album précis, indiquée sur sa fiche, en résonance.

Un corpus en séries

Le travail se déploie en séries, à l'acrylique heavy body et médiums sur toile de lin. Le corpus compte aujourd'hui 105 toiles, datées de 2018 à 2026, présentées en galerie et en institution, et prolongées par une sélection d'éditions numérotées.